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Séjours solidaires


Congés solidaires

Le congé solidaire est une procédure qui permet à tout salarié d’une entreprise, d’une collectivité locale et même à tout individu de s’investir sur un chantier de solidarité internationale pendant la durée de leurs congés.

Pour une demande individuelle, le congé solidaire prend alors le nom de chantier international et la différence dans ce cas est qu’il n’y a plus d’entreprise pour assurer la prise en charge partielle du coût du voyage, du chantier et de la logistique nécessaire.

Le programme des congés solidaires comprend généralement deux phases de séjour :

- une 1ère partie consacrée au voyage et à la visite les lieux ou des sites. Partie touristique pleine de rencontres et d’échanges.

- une 2nde partie plus technique au cours de laquelle le voyageur se consacre à l’activité technique qu’il s’est engagé de soutenir ou de mettre en œuvre.

La répartition de la durée de ces deux périodes est variable. Les volontaires désirant consacrer plus de temps aux chantiers solidaires, la partie technique recouvre généralement la moitié ou les deux tiers du séjour.

La mise en place des congés solidaires est un processus beaucoup plus léger et moins coûteux que de nombreux autres programmes d’aide et d’appui au développement. Il est très efficace et ne nécessite pas une logistique, un accompagnement et un encadrement trop importants.

En parallèle à cette action, l’entreprise peut s’engager dans une démarche de mécénat sur la zone d’intervention.

La procédure générale

L’entreprise ou la collectivité publique signe une convention avec ICD-Afrique qui lui propose une gamme de chantiers internationaux solidaires sur des thématiques et en des lieux définis à l’avance et de façon concertée.

Il s’agit d’une convention dans laquelle est précisé le mode de collaboration des salariés, du comité d’établissement, de l’entreprise ou de la collectivité et de l’association autour du même projet de développement solidaire.

ICD-Afrique fait des propositions adaptées aux demandes qui remontent du terrain, mais l’entreprise peut aussi faire valoir ses compétences techniques et demander à ce que les chantiers y correspondent. Les procédures de mise en œuvre de cette démarche solidaire varient selon les cas.

ICD-Afrique conseille aux entreprises et structures publiques intéressées de travailler sur un programme de chantiers solidaires avec le comité d’établissement et les groupes représentant le personnel.

La convention de partenariat

L’entreprise signataire de la convention de coopération s’engage généralement à financer :

- tout ou partie du fonctionnement et de la logistique nécessaires à l’organisation des congés solidaires de ses personnels

- tout ou partie des matériels et fournitures nécessaires à la mise en œuvre des chantiers

- tout ou partie de l’hébergement et des moyens de transport de ses salariés durant leur séjour.

Les autres frais restent à la charge des voyageurs solidaires ou parfois de l’association (ICD-Afrique). Les frais de transport aériens sont parfois pris en charge par l’entreprise ou la collectivité publique. La convention doit préciser ces différentes modalités.

Les chantiers solidaires

Ces opérations de solidarité internationale sont diversifiées et peuvent concerner tous les domaines du développement social, rural ou urbain. Ils correspondent ou non à l’objet ou à la spécialisation de l’entreprise :

éducation

santé

formation

recherche

biodiversité

protection de l’environnement

maraîchage

agronomie et élevage

artisanat

transports

gestion de l’eau

gestion des déchets

alimentation

énergies renouvelables

culture

écotourisme solidaire

outil numérique

bonne gouvernance (gestion des collectivités, administration, état civil...)

...

...

La durée des chantiers

La durée individuelle des séjours varie généralement de 15 jours à 1 mois, parfois plus. Il faut savoir que les chantiers eux-mêmes ont des durées de mise en œuvre plus longues. Les volontaires peuvent se succéder sur le même programme.

Les salariés peuvent faire valoir leurs congés annuels ou les jours de RTT (Réduction du Temps de Travail) ou les jours capitalisés dans le « compte épargne temps ».

Puisque nous sommes dans le cadre d’une collaboration, les salariés et leur établissement font en sorte que les absences ne soient pas pénalisantes au fonctionnement de la structure.

Les raisons d’une telle démarche

Les entreprises privées comme les collectivités locales y trouvent de nombreux intérêts en termes de promotion, de communication interne et externe tout en affirmant des valeurs universelles de solidarité et d’humanisme. Les retours sur le fonctionnement de l’établissement et la modification des rapports entre les personnels est souvent significatif.

Pour une entreprise, une collectivité locale ou un simple individu participer à un programme de solidarité internationale, c’est :

- renforcer les échanges culturels

- développer des valeurs humanistes et solidaires

- appréhender les phénomènes du racisme et prendre conscience des raisons et des moteurs des phénomènes de migration des populations des pays du Sud vers les mégapoles africaines et/ou vers l’Eldorado occidental

- confronter les pratiques démocratiques, encourager les échanges entre responsables et techniciens, promouvoir une démarche participative, l’échange d’expériences et les principes de bonne gouvernance

- enrichir le fonctionnement interne de l’entreprise ou de la collectivité locale par un autre regard et une confrontation commune (cadres, salariés) aux problèmes des pays du Sud

- échanger savoir-faire et pratiques des territoires respectifs (artisanat, techniques, gastronomie, santé, pharmacopée…)

- promouvoir les productions de l’entreprise et valoriser technologie et technicité du territoire ou de l’entreprise

- donner plus de cohésion au sein de la structure partenaire autour de ce programme

- encourager une autre forme de relation, une collaboration entre salariés et entreprise, ou salariés et collectivité locale sur un projet solidaire commun

- permettre d’activer d’autres fonds publics au travers du jumelage et d’une convention de coopération décentralisée (Conseil Général, Conseil Régional, Etat, Europe) et ainsi investir des budgets plus importants sur des projets structurants pour les territoires partenaires du Sud

- ...

Un comité de pilotage

L’ensemble des structures impliquées participe au comité permanent de pilotage qui valide et planifie les chantiers proposés, prévoit les investissements en fonctionnement et logistique.

Ce comité est composé des représentants des communautés territoriales et des autorités locales, des techniciens spécialisés de secteur, des délégués des entreprises et des collectivités partenaires du Nord, des responsables locaux d’ICD-Afrique et d’autres personnes qualifiées. Cette procédure permet un suivi et une continuité des opérations et une garantie de leur réalisation finale et de l’entretien qu’elles demandent.



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